vendredi 11 juin 2010

Merci...

... A tout ceux qui sont passés jeter un coup d'oeil (sans le jeter trop loin, sinon c'est le bordel pour tous les retrouver)...

La prochaine fois, laissez un p'tit commentaire, ça fait plaisir... :-)

Bises à tou(te)s... ^__^

mardi 8 juin 2010

To be "geekette" or not to be? That's the question!

J'ai toujours eu beaucoup d'intérêt pour l'outil informatique et ce, depuis l'adolescence. J'ai commencé à utiliser un ordinateur lors de ma formation en secrétariat en 1993 (j'avais alors 18 ans). J'étais déjà fascinée alors que le programme de traitement de texte utilisé dans le cadre de ma formation était WordPerfect 5.1 sous DOS (lol). J'ai eu quelques cours sur DOS et je trouvais ça assez ardu car toute action devait être faite par ligne de commande. N'ayant pas de PC à la maison, j'avais beaucoup de mal à assimiler la théorie.

J'ai commencé à surfer sur la vague du web lorsque j'étais à l'université (je n'ai fait qu'un an, donc pas de quoi s'en vanter) en 1997. La faculté dont je faisais partie possédait une connexion à Internet et la salle d'étude comportait un ordi avec connexion. C'est comme ça que j'ai découvert le monde cybernétique et que ma passion pour Internet a commencé à grandir. C'est aussi à ce moment-là que j'ai eu ma première adresse e-mail. Le client mail de la fac qui me servait à accéder à ma mailbox était hyper basique. Premières connaissances faites aussi sur un site de rencontres belge (gratuit à l'époque, mais devenu payant par la suite vu le succès).

En 1999, je suis sortie avec un gars (électronicien et geek à sa façon, même si on n'utilisait pas trop ce terme à l'époque) qui avait un ordi et une connexion à Internet, c'est là que j'ai pu vraiment surfer sur la toile. Étant autodidacte dans le domaine de l'informatique et d'Internet, il m'a appris beaucoup de choses et je l'en remercie... Par la suite, je me suis mariée avec un informaticien (administrateur réseaux et PC ou system engineer suivant le job) et grâce à lui, j'ai pu parfaire mes connaissances dans ce domaine qui me passionnait de plus en plus.

Aux prémices de mes errances sur le net, j'ai tapé un jour mon patronyme dans un moteur de recherche, totalement par hasard, et vu le nombre d'entrées s'y rapportant, j'ai commencé à faire des recherches qui se sont transformées en recherches généalogiques. C'est devenu une véritable passion et j'ai pu remonter jusqu'à la fin du XVIe siècle sur certaines branches de mon ascendance directe. Grâce à Internet, j'ai pu aussi me "culturationner" (lol), apprendre plein de choses, assouvir ma passion de l'histoire, de la musique, de la photographie et de l'Australie (notamment).

En 2000, j'ai découvert les sites de discussion et j'ai commencé à chatter avec des inconnus de tout coin... Fin 2003, je me suis enfin décidée à me connecter sur IRC où j'ai rencontré plein de gens super sympa... Le canal où je me connectais tous les soirs m'a permis de connaître le garçon qui allait devenir l'amour de ma vie, un vrai geek dans toute sa signification, sans le côté nerd et/ou no-life...

J'étais déjà bien atteinte au niveau "geekitude", mais le fait de passer énormément de temps avec un geek accentue encore plus la chose. Il m'a appris plein de trucs informatiques (et moi aussi avec mes quelques connaissances en la matière), mais il m'a aussi fait découvrir plein de choses qui n'ont pas forcément à voir avec l'informatique en elle-même, telles que la culture japonaise (dramas, Jpop, ...), certains films fantastiques, les jeux PC, ...

Quand nous nous sommes connus, j'étais déjà fan de Kaamelott et du Donjon de Naheulbeuk. Avec lui, ça a empiré et ensemble, nous avons regardé les 6 livres de Kaamelott. Il m'a passé tout le Donjon de Naheulbeuk, mais je n'ai pas encore tout terminé, même si je suis morte de rire à chaque fois. Par contre, j'ai pu lire quelques BD et c'est franchement tordant...

Ensuite, vinrent les sites de réseaux et média sociaux, tels que Facebook et Twitter (inscrite sur les deux en 2007, mais active depuis 2008), les sites de partage et bookmarking, tels que StumbleUpon, Delicious, Digg, ... Ça m'a passionnée de plus en plus et maintenant, j'en suis devenue carrément accro... Autre chose dont je suis devenue adepte: les jeux de stratégie en ligne... xD

A côté de ça, je suis passionnée par toutes les nouvelles technologies, surtout en ce qui concerne la téléphonie mobile, les gadgets high-tech, ... Enfin, toutes ces choses onéreuses pour mes p'tits moyens financiers que je ne pourrai jamais avoir, à savoir un iPhone, un notebook, une Nintendo DS XL, ... On peut toujours rêver, hein? lollllllll

En tout cas, ce n'est pas prêt de s'arranger avec l'âge... :-D


lundi 7 juin 2010

Sabotage du 17 juillet 1941 à Epinay-sur-Seine

On était convenu que Lumeau ferait le guet au virage de la voie, muni d’un mauvais revolver en guise de protection et d’une lampe électrique pour donner l’alerte par trois allumages successifs en cas de nécessité pour "décrocher" en vitesse. Nous restions donc à quatre, et ce n’est pas de trop pour débloquer les tire-fond, un de chaque côté à chaque traverse, en bois dur, comme on ne peut se l’imaginer. Après, il y a les boulons et les écrous des éclisses. Là, il faut des bras musclés pour déboulonner les plaques épaisses qui tiennent de chaque côté le rail bien en ligne en bout à bout. Difficile de dévisser : souvent c’est rouillé, comme si c’était soudé ! On en a attrapé une bonne suée et des ampoules aux mains. Nous n’avions pas le temps de souffler et il fallait éviter de faire du bruit. Facile à dire: du fer et de l’acier qui s’entrechoquent, cela résonne et s’entend encore plus dans le silence de la nuit! Mais, bien sûr, on avait laissé les rails en place. On s’était "planqué" à plat ventre, en bas du talus. Il n’y aurait plus qu’à remonter pour riper chaque rail, avec des barres à mine - tout en respectant les minutes imparties qui défilent dans ces cas-là à toute allure. (...) Nous nous sommes cachés à proximité, là où cela nous paraissait possible, dans notre improvisation soudaine... et à peine avions-nous ainsi raisonné que le convoi arrivait dans un bruit terrible, pire que le tonnerre, un vacarme de tonnes de ferrailles heurtant d’autres tonnes de ferrailles. Puis, une gerbe de feu illuminait le ballast, et tous les environs.

Roger Linet, in 1933-1943 - La traversée de la tourmente, Editions Messidor, 1990.
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Mon grand-oncle, Eugène Lumeau, secrétaire du parti communiste de Saint-Ouen (93), a fait partie de cette équipée qui, le 17 juillet 1941, fit dérailler un convoi allemand à Epinay-sur-Seine...

Il fut arrêté en septembre 1941, emmené au fort du Mont Valérien, torturé pendant des mois pour être finalement exécuté en février 1942... Il avait 31 ans...

Malheureusement, il n'est pas le seul à être mort si jeune, dans la force de l'âge... Mais grâce à lui, et à bon nombre de ses compagnons de l'Armée de l'Ombre, à savoir les forces de la Résistance, nous pouvons vivre dans un monde libre, sans être sous la coupe d'une dictature fasciste...

Une rue porte désormais son nom à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis (93), localité où il était domicilié lorsqu'il fut arrêté par la Gestapo...


mardi 1 juin 2010

Qui suis-je?

Ne m'étant jamais vraiment présentée, il est normal que je répare un peu la chose...

Pour ceux qui ne me connaissent pas/pas encore/ont oublié qui j'étais (biffez la mention inutile), je suis une jeune femme (et oui!) de 35 ans, aimant discuter de tout et de n'importe quoi.

Je pense avoir l'esprit ouvert et être à l'écoute des autres. Il paraît que je suis de bon conseil et j'aime rendre ce service aux personnes qui me demandent mon avis.

Concernant mon caractère, je suis gentille, douce, un peu réservée sans forcément être très timide, mais ce n'est pas une raison qui laisse le droit de me marcher sur les pieds.

Je pense quand même avoir un sale caractère car je peux être d'une certaine intransigeance vis-à-vis des autres. Je peux aussi faire preuve de cynisme, mais ça n'empêche pas que je sois quelqu'un de "Rome antique" ... euh ... plutôt romantique. Etant de nature franche, je ne me gêne pas pour dire ma façon de penser.

J'adore rire et plaisanter. J'excelle dans l'art de dire des couillonnades, comme tout Belche qui se respecte (une fois!)...

Comme vous avez pu le voir (surtout ceux qui me suivent sur Twitter et Facebook), j'aime les animaux, en particulier les chats, et j'en ai trois qui me rendent bien l'amour que je leur porte.

Je suis passionnée de musique (je suis pianiste amateur, mais plus amateur que pianiste! lol), d'histoire, de généalogie et de tout ce qui touche de près ou de loin à l'Egypte antique. J'aime aussi la lecture, la poésie (fan de Baudelaire et Verlaine), l'informatique, la photographie, les voyages, l'Australie, le web 2.0, les média et réseaux sociaux, les nouvelles technologies et la high-tech... Je suis aussi un peu geekette sur les bords... ^^

Bon, vous en savez déjà un bon bout là... S'il y a d'autres choses à ajouter, vous le saurez assez tôt! mdr

dimanche 29 novembre 2009

L'angoisse


Nature, rien de toi ne m'émeut, ni les champs
Nourriciers, ni l'écho vermeil des pastorales
Siciliennes, ni les pompes aurorales,
Ni la solennité dolente des couchants.
 
Je ris de l'Art, je ris de l'Homme aussi, des chants,
Des vers, des temples grecs et des tours en spirales
Qu'étirent dans le ciel vide les cathédrales,
Et je vois du même oeil les bons et les méchants.
 
Je ne crois pas en Dieu, j'abjure et je renie
Toute pensée, et quant à la vieille ironie,
L'Amour, je voudrais bien qu'on ne m'en parlât plus.
 
Lasse de vivre, ayant peur de mourir, pareille
Au brick perdu jouet du flux et du reflux,
Mon âme pour d'affreux naufrages appareille.

 
Paul Verlaine, Poèmes saturniens (1866)

Il bacio


Baiser! rose trémière au jardin des caresses!
Vif accompagnement sur le clavier des dents
Des doux refrains qu'Amour chante en les coeurs ardents
Avec sa voix d'archange aux langueurs charmeresses!
 
Sonore et gracieux Baiser, divin Baiser!
Volupté nonpareille, ivresse inénarrable!
Salut! l'homme, penché sur ta coupe adorable,
S'y grise d'un bonheur qu'il ne sait épuiser.

Comme le vin du Rhin et comme la musique,
Tu consoles et tu berces, et le chagrin
Expire avec la moue en ton pli purpurin…
Qu'un plus grand, Goethe ou Will, te dresse un vers classique.
 
Moi, je ne puis, chétif trouvère de Paris,
T'offrir que ce bouquet de strophes enfantines:
Sois bénin et, pour prix, sur les lèvres mutines
D'Une que je connais, Baiser, descends, et ris.

 
Paul Verlaine, Poèmes saturniens (1866)

Marine


L'Océan sonore
Palpite sous l'œil
De la lune en deuil
Et palpite encore,
Tandis qu'un éclair
Brutal et sinistre
Fend le ciel de bistre
D'un long zigzag clair,
Et que chaque lame
En bonds convulsifs
Le long des récifs
Va, vient, luit et clame,
Et qu'au firmament,
Où l'ouragan erre,
Rugit le tonnerre
Formidablement.

 
Paul Verlaine, Poèmes saturniens (1866)

Lisa


Une chanson magnifique écrite par Jean-Jacques Goldman, tirée de la bande originale du film L'union sacrée.

C'est en souvenir de ce film que j'ai pris le pseudo Lisa... ;-)

Pour faire le portrait d'un oiseau


Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger...
Parfois l'oiseau arrive vite
mais il peut aussi mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l'oiseau arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
C'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucment
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.


Jacques Prévert, Paroles (1949)